Les pesticides dans l’agriculture biologique

Oui, l’agriculture biologique a recours à des produits phytosanitaires, pesticides et autres molécules de synthèse pour améliorer ses rendements. Quels sont-ils ? Sont-ils nocifs pour la santé ?

Malgré de nombreuses croyances, le label AB (Agriculture Biologique) n’interdit pas l’utilisation de pesticides dans ses usages. La fédération internationale des mouvements d’agriculture biologique (IFOAM) prévoit dans son cahier des charges de réduire «au minimum toute contribution à la contamination de l’environnement» et de «restreindre l’utilisation d’intrants extérieurs». L’exception repose sur le caractère des produits utilisés. Ils ne doivent pas être génétiquement modifiés mais conçus de façon naturelle et non chimiquement. Les organismes européens préconisent le travail du sol, le retour au labour et le recours à certains produits, mais de manière plus contrôlés que ceux répandus en conventionnelle.

 

La bouillie bordelaise dans l’oeil du cyclope

106 substances phytosanitaires en agriculture biologique ont été recensé par l’ITAB, Institut Technique de l’Agriculture Biologique. Le principe est globalement le même : lutter contre les insectes, les champignons et le mildiou dans les vignes. Sur 68.000 tonnes de produits phytosanitaires vendus dans le pays en 2016, 27% étaient autorisées pour l’agriculture bio (et utilisées, également, par l’agriculture conventionnelle.) selon ce même institut. On parle principalement de fongicide et de cuivre. Ce dernier occupe le débat car pointé du doigt par les agriculteurs conventionnels. Il a même été interdit au Danemark récemment. Le cuivre se retrouve largement dans régions viticoles françaises. Autrefois utilisé pour fabriquer la bouillie bordelaise, il est toujours très présent dans les terres et toujours répandus par les vignerons. Selon l’EFSA (Autorité européenne pour la sécurité alimentaire), le cuivre est le pesticide le plus retrouvé sur les aliments biologiques.

Pourtant, Il ne figure pas sur la liste des substances susceptibles de provoquer le cancer du Centre international de recherche sur la cancer. Néanmoins, les agriculteurs y ayant recours sont obligés de de se protéger et les centres de recherches comme l’INRA cherchent depuis longtemps à le remplacer.

 

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